Le Cercle - Abdi Nazemian

Publié le par Angevine

Dans son roman "Le Cercle", Abdi Nazemian, auteur, scénariste et producteur américain d'origine iranienne nous plonge au cœur de la "Chandler Academy" un établissement prestigieux qui cache bien des secrets. Cinq adolescents d'origines diverses vont devenir amis et devoir faire des choix difficiles face aux abus dont ils vont être les témoins et les victimes.

Dans son roman "Le Cercle", Abdi Nazemian, auteur, scénariste et producteur américain d'origine iranienne nous plonge au cœur de la "Chandler Academy" un établissement prestigieux qui cache bien des secrets. Cinq adolescents d'origines diverses vont devenir amis et devoir faire des choix difficiles face aux abus dont ils vont être les témoins et les victimes.

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   2023 - Pages : 384  -  Éditions Milan - Traducteur : Georges Content  

 

Avertissement figurant au début du livre

Ce livre contient des descriptions d'abus sexuels et physiques, d'actes d'homophobie et de bizutages. J'ai essayé de les représenter avec tact, mais s'il vous plaît, soyez vigilants. J'ai l'espoir que cette histoire aide ceux qui ont vécu des traumatismes à se sentir moins seuls.

 

 

Mon avis

 

Certains pays proposent des "parcours balisés" aux élèves qui prétendent faire partie de l'élite de leur pays : Eton puis Cambridge ou Oxford en Angleterre, Lycée Louis-le-Grand, Sciences Po puis l'ENA en France, Choates Rosemary Hall puis une des universités de l'Ivy League aux États-Unis.

 

Dans son roman, "Le Cercle", Abdi Nazemian nous plonge dans l'académie Chandler (nom fictif),  l'un de ces prestigieux lycées qu'il a lui même fréquenté. Être accepté à Chandler, c'est déjà une réussite mais être choisi pour intégrer l'atelier d'écriture du professeur  Douglas fait de vous un être à part. C'est ce qui arrive à cinq élèves tellement différents, que rien ne les prédestinait à se côtoyer et encore moins à devenir amis.

 

Cinq élèves, cinq profils, cinq ambitions ...

Beth Kramer est ce que l'on appelle une "locale" car sa famille ne vit pas très loin du lycée. Elle rêve de devenir psychologue. Issue d'un milieu populaire, elle a été humiliée pendant un an par Sarah Brunson sa "roomate" parce qu'elle est atteinte de trichotillomanie (elle ne peut pas s'empêcher de s'arracher les cheveux). (Ici) Cette année, elle bénéficie d'une chambre individuelle. La fin du cauchemar ? Peut-être pas, car Sarah Brunson fait elle aussi partie du club.

Sarah Brunson vit une situation familiale compliquée. Sa mère a été soignée pour un cancer. "Son père rembourse encore les factures d'hôpital de sa mère, et, bien que Brunson reçoive beaucoup d'aides financières, cet établissement reste la chose la plus coûteuse dans leur vie, sans compter le cancer. [...] Et surcharger son emploi du temps d'activités et de cours est le seul moyen qu'elle ait trouvé pour éviter de faire face au torrent d'émotions qui gronde en elle." (p. 77)

Freddy Bello a pu intégrer Chandler parce qu'il est un athlète promis à un brillant avenir. Son but ? Décrocher une médaille olympique en saut en hauteur.

Amanda Spencer dite Spence est la fille de George Spencer, une légende de Chandler et de Shivani Lal une top-modèle hyper connue. Elle rêve de devenir actrice. Elle a donc intégré la troupe de théâtre du professeur Sullivan mais cela ne lui suffit pas. "Spence est plus que jamais convaincue  que devenir une star passera par l'écriture de ses propres rôles. Douglas doit faire d'elle une autrice exceptionnelle." (p. 43)

Ramin Golafshar a dû quitter l'Iran pour survivre. Il risquait d'être arrêté et condamné à mort en raison de son homosexualité qui commençait à être connue. Quatre ans après son arrivée aux États-Unis, il a pu intégrer l'académie Chandler. Étranger, efféminé, timide, il devient rapidement victime de brimades. Le Cercle est, pense-t-il, le seul endroit où il peut être lui-même.

 

Des professeurs qui les marqueront à vie ...

Hattie Douglas (la seule ouvertement homosexuelle) dirige "Le Cercle" ou Sullivan, le professeur de théâtre qui "ne se préoccupe pas de la couleur de peau pour ses castings. Mais, la plupart du temps, il ne sélectionne qu'une seule personne non blanche par pièce" (p. 150)

 

Alors ?

Dans ce roman, Abdi Nazemian, dénonce sous couvert de fiction les humiliations, brimades et agressions dont les élèves peuvent être victimes dans ces établissements scolaires réputés.

On peut supposer que le personnage de Ramin, c'est un peu (beaucoup ?) lui.

J'ai aimé la postface qui éclaire le texte sous un jour nouveau et la description du fonctionnement de ces "fabriques" de l'élite. En revanche, je pense que l'auteur aurait pu approfondir la personnalité de certains personnages.

 

 

En conclusion

 

J'ai aimé

  Emprunté à LaLuMé de Saint-Georges-sur-Loire

abus sexuels / racisme / homophobie / écriture / amitié

 

 

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