Pourvu que la nuit s'achève - Nadia Hashimi (Vol. 2)
Pourvu que la nuit s'achève (Vol. 2) nous ramène en Afghanistan et nous révèle la vérité sur la mort du mari de Zeba.
Quatrième de couverture
Poursuivant sa mission de porte-parole des femmes afghanes, Nadia Hashimi aborde dans ce troisième roman l’une des injustices les plus criantes dont celles-ci sont victimes en Afghanistan : les incarcérations abusives. Parce qu’elles sont aperçues aux abords d’un parc avec un homme, parce qu’elles refusent d’épouser celui qu’on leur a choisi, parce qu’elles osent être des femmes et se revendiquer comme telles, elles sont réduites au silence et privées de liberté. Grâce au courage et à la détermination de Yusuf, Zeba, accusée du meurtre de son mari, a peut-être une chance d’échapper à son cruel destin.
Nadia Hashimi vit avec sa famille dans la banlieue de Washington, où elle exerce le métier de pédiatre. Ses parents ont quitté l'Afghanistan dans les années 1970, avant l'invasion soviétique. Ils sont retournés dans leur pays d'origine pour la première fois en 2002 avec leur fille. Un voyage marquant qui lui permet de découvrir sous un nouveau jour l'histoire et la culture afghanes dont ses romans sont imprégnés.
Mon avis
Dans ce second volume nous retrouvons Zeba qui est toujours incarcérée à la prison de Chil Mahtab pour le meurtre de son mari et Yusuf son avocat qui doit la défendre et lui éviter la peine de mort.
Cette seconde partie est beaucoup plus prenante que la première car toute l'histoire se concentre sur le procès et l'enquête menée par Yusuf pour connaître la vie de sa cliente et comprendre ce qui a pu se passer. On apprend enfin qui a tué Kamal et pourquoi. La lectrice est alors touchée par le sort de Zeba qui est confrontée à un véritable dilemme. Soit elle se tait et elle risque la peine de mort faisant de ses enfants des orphelins, soit elle parle et elle porte atteinte à l'honneur d'une fillette et à sa famille. Or en Afghanistan, ce pays où "une femme indignée ne peut être que folle" (P. 529), il n'y a rien de pire que de perdre son honneur. Dès lors, que doit-elle faire ?
En conclusion,
J'ai aimé
- en apprendre plus sur le système judiciaire afghan (la parole d'une femme vaut la moitié de celle d'un homme)
- découvrir progressivement la vérité non seulement sur la mort de Kamal mais aussi sur le passé de Gulnaz

J'ai aimé
Emprunté à la bibliothèque de Saint-Georges-sur-Loire
