"Je suis ton soleil", un très beau roman de Marie Pavlenko qui aborde les troubles de l'adolescence et de l'âge adulte avec justesse et humour.
Dans "Je suis ton soleil", Marie Pavlenko nous raconte l'année de terminale de Déborah. Un année riche en événements. Un récit drôle et émouvant qui aborde les thèmes du divorce, des troubles psychiatriques, de l'amitié le tout avec humour.
Quatrième de couverture
Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s'acharne à les dévorer. Mais ce n'est pas le pire, non.
Le pire, est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d'une inconnue aux longs cheveux bouclés ?
Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.
2017 - Pages : 662 - Flammarion Jeunesse
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Mon avis
Déborah a 17 ans et est en terminale. Nous allons la suivre pendant une année scolaire. Fille unique, elle est élevée par un père pris par son travail et une mère quelque peu déséquilibrée.
Au lycée, surnommé "Le Clapier", Déborah ne brille pas par ses résultats scolaires. Heureusement, elle peut compter sur l'amitié de Jamal qui élève des mygales, Victor qui plaît à Déborah mais qui a déjà une copine, Eloïse la copine toujours là.
Sa vie, déjà un peu compliquée, vole en éclats lorsqu'elle découvre que son père trompe sa mère.
Je cherche du regard une boulangerie, scanne les alentours. Et pile net. [...] Il ne m'a pas vue. "Il" c'est mon père. Mon père débordé qui glande au café. Mon père qui embrasse une femme à pleine bouche. Une femme qui n'est pas ma mère. (pp 37-38)Dès lors nous allons suivre la vie de la lycéenne jusqu'au bac. Entre les problèmes scolaires, la dépression de la mère, l'abandon du père, le réveillon sinistre où Déborah pète littéralement un plomb et la présence d'Isidore un labrador obèse et hideux récupéré deux mois plus tôt et qu'il faut sortit tous les jours, Déborah n'a pas le temps de s'ennuyer et nous non plus.
Alors ?
C'est le premier roman de Marie Pavlenko que je lis et j'ai beaucoup aimé. La vie des adolescents est bien décrite et l'autrice fait preuve de beaucoup d'humour. (La scène de la disparition de Gertrude est vraiment très drôle).
J'ai apprécié les titres donnés à chaque chapitre. Certains font références à des chansons ou des films connus :
- "Déborah se demande si ces amants-là, qui ont vu deux fois leurs cœurs s'embraser, c'est pas du pipeau" (chapitre six) qui fait référence à "Ne me quitte pas" de Jacques Brel
- "Déborah a la fièvre du samedi soir" (chapitre 7) qui rappelle le film "La fièvre du samedi soir" où John Travolta se déhanchait.
- "Déborah n'a pas encore touché le fond de la piscine, dans le petit pull marine" (chapitre 14) pour la chanson "Pull marine" interprétée par Isabelle Adjani
Ce roman traite aussi de thèmes plus dramatiques mais toujours avec doigté.
En conclusion,

J'ai beaucoup aimé
Emprunté à LaLuMé de Saint-Georges-sur-Loire
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